Somos Pescadores

Bordé par l’océan Pacifique sur toute sa côte ouest le Pérou bénéficie d’eaux très poissonneuses. Il est actuellement le second producteur mondial pour la pêche, derrière la Chine, avec 10 millions de tonnes par année. Cette pêche n’est pas vouée à exportation, elle est principalement destinée à la consommation interne. Dans le port de Pukusana la pêche est industrialisée pour assurer l’alimentation en poissons de Lima, à 150 kilomètres plus au nord. Une fois sorties des cales, à la main, après trois semaines passées au large (une bonne sortie peut donner entre 8 et 10 tonnes de poissons), les prises partent rapidement en camions réfrigérés où nous les retrouvons sur tous les marchés et les restaurants de la capitale. Au nord du Pérou, la ville de Huanchaco est connu pour ses embarcations appelées «caballitos» avec leur forme et fabrication caractéristique. Les pêcheurs les utilisent pour travailler le long de la côte. Ils pêchent le crabe sur des fonds rocailleux et le poisson à l’aide de petits filets dérivants. Cette pêche artisanale est gérée par couple. La femme de Jaïme va vendre les poissons et crabes sur le marché de Trujillo dès le retour de son mari dans la matinée. Dans la réserve naturelle de Paracas, Lucho pêche depuis les falaises pour nourrir sa famille, ce qui ne l’empêche pas de revendre ses meilleures prises. Il reste en général 4 ou 5 jours, seul, sur sa falaise en bordure du Pacifique et dort dans son abris en bloc de sel. Lorsque ses lignes sont pleines il descend de sa falaise, à mains nues, sans aucune sécurité à l’aide d’une simple corde, sur une hauteur d’une quarantaine de mètres. Il ramasse ses prises dans son panier et emprunte le même chemin pour remonter.

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